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Le 25 Juin 2012, dans une vingtaine de villes, les bureaux syndicaux et les domiciles de syndicalistes ont été la cible de perquisitions. À l’issue de ces opérations, la police turque arrêtait 71 militants et dirigeants syndicaux.

Membres de la Confédération des syndicats des travailleurs du secteur public (KESK), organisation affiliée à la Confédération syndicale internationale (CSI), vingt-deux d’entre eux sont toujours en détention.

Cette offensive, menée sous le prétexte d’une opération contre une organisation terroriste illégale, est la dernière d’une série d’actes de harcèlement à l’encontre des syndicats et de leurs dirigeants.

En février 2012 déjà, 15 femmes leaders et des militants affiliés à la KESK ont été arrêtés dans le cadre d’une prétendue enquête policière.

L’abus du système judiciaire pour saper les droits syndicaux est une violation grave de la Convention 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, pourtant ratifiée par la Turquie.

C’est dans ce contexte que la CSI et d’autres fédérations syndicales internationales (l’Internationale de l’Education ou l’Internationale des services publics par exemple) ont condamnés ces tactiques de harcèlement antisyndicales.

Avec la CSI, la CGT réclame la libération immédiate et inconditionnelle de tous les syndicalistes détenus et assure sa pleine et entière solidarité au mouvement syndical en Turquie.

 

Montreuil, le 2 juillet 2012

Tag(s) : #Actualité
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