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Vers 3h du matin des explosions ont eu lieu à l’usine Lubrizol à Petit-Quevilly dans l’agglomération de Rouen. Alors que l’ensemble des médias relayait, dès 7h du matin, les informations de la Préfecture qui imposait un confinement dans une zone de 500m autour du site, la fermeture des écoles, collèges et lycées dans certaines communes de l’agglomération, les informations envoyées aux écoles et établissements concernés étaient parcellaires voire même inexistantes, dans tous les cas à géométrie variable. Les Professeurs des Écoles ont eu des informations différentes selon les circonscriptions. Dans certaines municipalités, il a été donné comme consigne aux familles et aux agents territoriaux de ne pas se rendre dans les écoles, des collègues n’ont pu se rendre sur leur lieu de travail… Ce n’est qu’à 9h que des directeurs et directrices d’écoles ont reçu, par sms, l’information d’accueillir les élèves et de les confiner, soit 30 à 40 minutes après l’ouverture des écoles ! Dans les collèges et les lycées, la gestion de la crise n’a pas été meilleure. Les informations sont arrivées très tardivement et dans certains cas les personnels n’en ont reçu aucune. Et les consignes ont été très variables : établissements fermés la plupart du temps, confinement dans d’autres. Devant ces situations, la CGT Educ’action 76 a demandé aux services académiques de faire rapidement un recensement des personnels présents sur leur lieu de travail, pour qu’ils puissent être rassurés autant que possible et qu’on leur donne enfin des consignes claires.

Des collègues qui se sont rendus dans les écoles et les établissements souffrent d’irritations et de malaises. Interrogés par la CGT Educ’action 76, les services de la DSDEN répondent qu’ils peuvent appeler le 15. Pour la CGT Educ’action 76, nous sommes conscients que cet accident d’une telle ampleur est exceptionnel. Toutefois, si depuis dix ans, des exercices obligatoires sont effectués dans le cadre des Plan de Premières Mise en Sécurité (PPMS) en cas de dangers sur le temps scolaires, nous constatons qu’il y a urgence à améliorer la communication en cas d’accident avant le temps scolaire, Surtout dans une zone aussi risquée que celle de l’agglomération rouennaise qui compte plusieurs usines classées SEVESO.

La CGT Educ’action 76 soutiendra l’ensemble des collègues quelle que soit la décision qu’ils ont prise en l’absence de toute consigne claire. Elle sera vigilante à ce qu’aucune sanction ne soit prise contre eux. Elle recense l’ensemble des situations et demandera une audience tant à la DSDEN qu’au Rectorat et saisira le CHSCT pour faire le bilan de la situation et faire reconnaître la responsabilité du Rectorat en cas de soucis de santé qui découleraient de cet incendie.

Rouen, le 26 septembre 2019

Tag(s) : #Actualité, #Académie - Région

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